Troisième : Italie, le fascisme en couleur

Publié le par jcolomer

Comment le fascisme est-il né dans l'Italie d'après guerre? Comment Mussolini est-il arrivé au pouvoir?



Résumé :

D'abord engagée aux cotés de la Triple Alliance, l'Italie combat auprès de la France et de l'Angleterre à partir de 1915. En 1917, l'arnée italienne subit une lourde défaite à Caporetto. Cette défaite militaire se transforme en crise politique : l'Italie est-elle encore une grande puissance européenne? La révolution peut-elle gagner le pays?

Bénito Mussolini rejette la responsabilité du désastre de Caporetto sur les socialistes qu'il accuse de saper le moral des troupes. En effet, les socialistes sont opposés à une guerre qu'ils considèrent comme étant l'oeuvre des capitalistes, des marchands de canons qui s'enrichissent tout en envoyant des millions de soldats à la mort.

Mussolini pense que l'Italie a besoin d'un régime autoritaire, seul capable de lutter contre les Autrichiens mais aussi contre les "ennemis intérieurs" : les opposants à la guerre.

Pour rassembler des troupes et poursuivre la guerre, le gouvernement italien promet des terres aux paysans qui s'engagent dans l'armée. Il parvient ainsi à continuer les combat et l'Italie sort victorieuse de la guerre en 1918.

Mais la société italienne d'après guerre est totalement bouleversée : pénurie, inflation, peur des communistes qui poussent les peuples d'Europe à la révolution.  Les émeutes et les pillages sont courants, ce qui scandalise Mussolini, partisan de l'ordre et de la discipline.

Les classes moyennes et la bourgoisie italienne, de peur de perdre leurs biens dans une tempête révolutionnaire,  vont alors se tourner vers cet homme qui apparait comme un rempart au communisme. En 1919, il crée le parti politique des Faisceaux de Combat d'Italie  (origine du mot "fascisme"). Son programme politique est un mélange de nationalisme et de socialisme (journée de 8 heures, retraite à 55 ans et un salaire minimum) très hostile à la démocratie, qu'il considère comme décadente.

Les fascistes italiens constituent des milices armées, les chemises noires, formées le plus souvent de vétérans (anciens combattants).

Si les fascistes sont anti-communistes, il ne sont pas antisémites, contrairement aux Nazis en Allemagne.

Publié dans classe de 3eme

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