Troisième : 6 février 1934 : le fascisme aurait-il pu gagner en France ?

Publié le par jcolomer

Le 6 février 1934, de violentes émeutes éclatent à Paris.


Alexandre Adler éclaire cette période critique de la démocratie française à travers quelques questions (ces notes sont un résumé de l'exposé de l'auteur) :

Pourquoi la France semble-t-elle à bout de force dans ces années 1930?

Le traumatisme de la guerre pousse la France à se retrancher derrière la ligne Maginot.  Elle se replie sur elle même.
De plus, le pays est touché par la crise de 1929. Le chômage explose et la situation sociale fragilise la confiance des Français envers la République et la démocratie. Cette fragilité profite aux ligues d'extrême droite inspirées du modèle des "faisceaux" italien nés dans les années 1920.


Quelles sont les composantes de cette extrême droite?

3 cercles :
  • les mouvements anti-républicains, anti-démocratiques à tendance royaliste dont la principale composante est l'Action Française de Charles Mauras.
  • les Croix de Feux du colonel De La Roque. Anciens militaires nationalistes issus de la droite républicaine et gagnés par les idées d'extrême droite. L'objetcif de ce mouvement est d'établir un régime autoritaire en France pour lutter contre les communistes et les syndicats
  • un troisième cercle plus vaste concernent tous ceux qui ont cessé de croire dans la République parlementaire.
Quel est le facteur déclenchant de l'émeute?

C'est l'affaire Stavisky (scandale politique et financier en décembre 1933) met le feu aux poudre. Les accusations de corruption pleuvent sur les parlementaires. Devant l'opposition, le gouvernement limoge un préfet proche de l'extrême droite. La réponse des ligues de tarde pas : le 6 février 1934, les Croix de Feu et Action Française appellent à une manisfestation à Paris. La garde républicaine ouvre le feu, 15 émeutiers trouvent la mort et le pays frôle le guerre civile.

L'extrême droite est progressivement écartée et affaiblie jusqu'à sa défaite en 1936, lors de l'élection du Front Populaire dirigé par Léon Blum. Celui décide alors de dissoudre les ligues.

Pourquoi l'extrême droite n'a-t-elle pas pris le pouvoir?

plusieurs explications :
  • une action trop violente dans une culture républicaine comme celle de la France
  • une tentative insuffisamment organisée pour une prise de pouvoir
  • pas de soutien extérieur à la France. L'extrême doite française est encore profondément anti-allemande et l'alliance avec les nazis n'est pas envisageable pour ces nationalistes.
Que voulaient les ligues?

Les ligues désiraient montrer leur hostilité à la république socialiste et ouvrir le chemin à un régime plus autoritaire (déjà elles pensaient à Pétain pour assumer la fonction de chef).

Le Front Populaire a-t-il sauvé la République d'une dérive autoritaire?

Si le Front Populaire préfigure d'une République sociale ouverte au progrès, il n'a pas réussi à endiguer le chômage, il a laissé le fascisme renverser la République en Espagne.

En 1939, la situation est dramatique et la troisième République apparait comme incapable de réponde aux dangers d'une Europe menacée par le fascisme et le nazisme.

Publié dans classe de 3eme

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